Hashim Thaçi (le président kosovar qui a dû démissionner) et trois autres anciens dirigeants de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK, en albanais) sont inculpés de «crimes de guerre» et de «crimes contre l’humanité» par le Tribunal spécial. Ils sont incarcérés à La Haye. Les faits reprochés remonteraient à la guerre, entre mars 1998 et septembre 1999. Le plus important, c’est qu’on ne trouve rien, dans l’acte d’accusation, sur de prétendus trafics d’organes prélevés sur des prisonniers serbes. L’enquête n’a rien pu retenir pour fonder une accusation. Nous avons ainsi la confirmation que les allégations portant sur des trafics d’organes sont une infamie montée par les services secrets serbes et russes.

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