Le rôle du parlement de Londres, à chaque étape du processus de sortie de l’Union européenne, ne peut pas être analysé selon les critères de la vie politique sur le continent ni selon les desiderata des Etats européens.

La Cour suprême a récemment rappelé que le parlement, dépositaire de la souveraineté, pur exemple de démocratie représentative, exerce des responsabilités propres et quasi inaliénables de contrôle de l’exécutif. C’est pourquoi la Chambre des communes ne saurait s’aligner sans autre derrière la nouvelle version du traité de retrait de l’Union européenne que le premier ministre Boris Johnson a ramenée in extremis de Bruxelles le 17 octobre dernier.