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Lady Gaga accompagnée de son fiancé Taylor Kinney à Beverly Hills, en Californie, le 28 février 2016.
© © Danny Moloshok / Reuters

Mode

Lady Gaga mérite-t-elle encore son nom?

En vieillissant, Lady Gaga se normalise et abandonne ses excentricités au profit d'une image policée, lisse et poliment glamour. Consternation chez les fans

Réputée pour son extravagance, Lady Gaga cultive désormais la sobriété. Le 28 mars dernier, c’est en minirobe lamée Yves Saint Laurent et chignon tiré, que la pop-star a célébré ses trente ans. Loin, très loin des tenues excentriques auxquelles elle a habitué son public et qui ont contribué à fonder sa notoriété. Soulignée dans la presse, cette métamorphose vestimentaire marque un tournant dans la carrière de la chanteuse italo-américaine, subitement propulsée au rang d’icône glamour. Si certains internautes y voient un «accomplissement», une «preuve de maturité», d’autres regrettent que la star se soit peu à peu pliée aux diktats de la mode.

Régulièrement comparée à Madonna, dont elle partage les origines et le goût pour la provocation, Lady Gaga a longtemps joué avec son image. Bousculant les codes du «fashion correct», elle se donne à voir sous de multiples identités. Avec plus ou moins de succès. Poupée morbide en 2009, sapin de Noël en 2013, elle est cette vamp graphique défenseuse des droits LGBT dans le sulfureux clip «Poker Face». Aux MTV Music Awards de 2010, elle pousse l’excentricité jusqu’à mettre en scène son corps recouvert de lambeaux de viande rouge. Parties intégrantes de son univers, ses tenues déjantées dopent ses performances musicales. A tel point que «l’ovni du show-business» devient la première artiste à atteindre le milliard de visionnages sur YouTube en octobre 2010.

Une «transformation radicale»

Après avoir tout osé ou presque, Lady Gaga, de son vrai nom Stefani Germanotta, arbore depuis quelques mois des tenues épurées, plus conventionnelles. Écrin gris métallisé aux Grammy Awards, fourreau noir style Marylin Monroe aux Golden Globes – où elle a été primée pour son rôle dans American Horror Story – ou encore robe blanche aux Oscars: ses récentes apparitions sur le tapis rouge l’attestent. «Elle est passée en six ans de la robe à steaks à la robe Saint-Laurent. C’est un sacré chemin», résume une journaliste du New York Times qui n’hésite pas à parler d’une «transformation radicale».

«Elle est presque trop normale maintenant»

Masqué jusqu’ici par son allure exubérante, le talent de Lady Gaga se révèle aujourd’hui. Comme lors du dernier SuperBowl où son interprétation de l’hymne américain, en tailleur rouge carmin, a été unanimement saluée. Devant une audience à 180 000 spectateurs, la star a prouvé qu’elle n’avait pas besoin de perruques, d’extensions ou de combinaisons latex pour capter l’attention. Plus américaine qu’excentrique, la chanteuse a acquis une «respectabilité vestimentaire». Ce qui n’est pas du goût de tous. «Elle est presque trop normale maintenant», déplore un internaute sur Twitter où circule un clip de 4 minutes retraçant son évolution.

Influence de son fiancé Taylor Kinney ou du crooner Tony Benett avec qui elle collabore? L’origine de sa mue vestimentaire divise. Une certitude: la star semble s’être réconciliée avec ses démons. Celle que ses fans surnommaient Mommy monsters – en référence à son second album dédié aux peurs – n’a en effet jamais caché ses névroses (anorexie, boulimie, en passant par un viol subi à 19 ans). Lors de la dernière cérémonie des Oscars, elle a dénoncé les violences sexuelles faites aux femmes à travers le titre #TillItsHappensToYou. Le tout interprété dans un ensemble blanc immaculé signé Brandon Maxwell. Un geste qui lui a permis de se «libérer d’un poids». Même apaisée, la star conserve toutefois un goût pour le déguisement. Comme lors de son hommage à David Bowie en février dernier.

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