Un garde-frontière suisse aurait passé un coup de fil aux douaniers italiens pour les avertir de l’arrivée d’une réfugiée syrienne qui «se sent mal», révèlent Le Matin Dimanche et SonntagsZeitung. Les garde-frontières n’auraient pas su que la femme enceinte, dont le bébé de sept mois est mort-né il y a une semaine, était malade seulement à son arrivée à Brigue. Alors qu’elle venait de traverser le pays depuis la frontière française durant de longues heures. Pour les journaux dominicaux, l’une des causes du drame est l’augmentation de la migration à laquelle les douaniers ne sont pas préparés. Les dispositifs de rapatriement ne sont notamment pas prévus pour des grands groupes de migrants.

Plusieurs cantons sont confrontés à des centres d’hébergements pour demandeurs d’asile trop encombrés, souligne aussi Schweiz am Sonntag. A Lucerne, il y a actuellement 135 personnes pour 100 places. De même, à Soleure, il y en a 114 pour 100 places. Au cours des quatre dernières semaines, la Confédération a réparti 2000 nouveaux demandeurs d’asile entre les cantons, la plupart originaires de Syrie et d’Erythrée. Réfugiés de guerre, ils ont droit à l’asile ou à l’admission provisoire.

Selon une étude inédite menée par la Déclaration de Berne, Swissaid et leur partenaire américain Natural Resource Governance Institute, un quart des transactions pétrolières de l’Afrique subsaharienne passent par des sociétés de négoce de matière première basées en Suisse, relatent SonntagsZeitung et Le Matin Dimanche. «Des transactions souvent menées en secret», explique SonntagsZeitung. Pour ces trois dernières années, ces transactions représentent une valeur de 50 milliards de francs. «Il n’est pas rare que l’argent de ces accords commerciaux finissent dans la poche d’élites africaines corrompues», poursuit le dominical, alors que le pétrole vendu est souvent propriété des états africains.

Plus de 1500 transactions financières ont été étudiées dans le cadre de ce rapport. «Les cercles proches du pouvoir rendent les ressources du pays accessibles aux marchés et, en échange, exigent des indemnités et empochent les revenus des licences», explique Monika Roth, professeure de finance à la Haute Ecole de Lucerne. «Une dizaine de banques suisses sont actives dans les matières premières, dont sept très actives. A Genève, le risque de réputation est très élevé parce qu’il n’en va pas seulement des firmes de négoce mais aussi de la place financière», estime-t-elle.

Edward Snowden s’appuie sur un avocat suisse, selon la NZZ am Sonntag. Le Zurichois Marcel Bosonnet examine les exigences liées à une audience de son client devant les organes politiques et un procureur suisses. Edward Snowden, le lanceur d’alerte américain réfugié en Russie, s’est constitué un réseau international d’avocats qui travaillent à empêcher son extradition vers les Etats-Unis et à lui trouver un nouveau pays d’accueil.

Marcel Bosonnet a été contacté par l’un des avocats berlinois du réseau afin d’expliquer à Edward Snowden la réalité juridique suisse. Les parlementaires fédéraux, notamment les Conseillers aux Etats, ont déjà signalé un intérêt à rencontrer Edward Snowden afin de clarifier les activités d’espionnage conduites par les Américains sur le territoire suisse. Le lanceur d’alertes pourrait être auditionné comme témoin. Pour cela cependant, la Suisse devrait assurer une protection au lanceur d’alertes et l’assurer qu’il ne peut être extradé vers les Etats-Unis.

Un meeting d’aviation, prévu fin août début septembre pour fêter le centenaire des forces aériennes suisse à Payerne, invite des avions de chasse russes, écrit NZZ am Sonntag. La conseillère nationale socialiste et membre de la commission de politique sécuritaire, Chantal Galladé, critique cette invitation «délicate» étant donné le contexte entre la Russie et l’Ukraine et le récent crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine. Pour le président de ladite commission, Thomas Hurter, l’invitation des Russes en Suisse ne doit absolument pas être comprise comme un signal politique, mais comme une participation à un meeting. Quant aux forces aériennes suisses, elles disent surveiller attentivement la situation qui évolue de jour en jour et être prêtes à réagir, si cela devait s’avérer nécessaire.

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