L’Etat doit-il investir de l’argent public pour aider de nouvelles entreprises à innover au profit des géants mondiaux de la technologie? A en croire un tweet du conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet, chargé du Développement économique, la réponse est oui. L’élu se félicite qu’une entreprise genevoise ait développé un projet intimement lié à la messagerie Gmail de Google. «L’écosystème genevois est propice aux start-up», se vante-t-il sur le réseau social.

Ce petit tweet d’apparence anodine n’en est pas moins révélateur d’une certaine conception largement partagée de l’économie au niveau politique. Innovation, technologie, start-up… autant de buzzwords qui, s’ils sont réunis dans une même phrase, sont censés démontrer à quel point le politicien qui les manie est en phase avec les enjeux de notre époque. Rien n’est pourtant moins sûr.