Le 13 janvier, l’ambassade de Chine en Suisse publie sur son site un communiqué véhément pour «protester contre la diffamation et la propagation de rumeurs». Le texte dénonce «un soi-disant rapport académique» qui relayerait des «allégations absurdes» de «théories du complot» et de «théories d’infiltration» portant atteinte aux droits et aux intérêts légitimes des Chinois en Suisse. La charge est brutale. Le communiqué, non signé, se conclut par ces termes: «Rien ne changera au fait que le gouvernement chinois, sous la direction du Parti communiste, s’efforcera toujours de promouvoir la coopération et les échanges amicaux avec tous les peuples du monde.» Quel document peut-il bien provoquer une telle colère?

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