Leur colère est désormais officielle. Au Grand Orient de France, principale loge maçonnique française et «temple» d’une République assiégée jadis par les religions, les «frères» ont la méfiance en bandoulière depuis qu’Emmanuel Macron a rouvert le débat sur la laïcité. L’inquiétude des francs-maçons – relais traditionnel de pouvoirs en France et très influents parmi les élus et les corps intermédiaires – a commencé à poindre lorsque le président français a exprimé devant les évêques catholiques de France, en avril 2018, son souhait de «réparer» le lien «abîmé» entre l’Eglise et l’Etat.