C’est par son épouse, la chroniqueuse judiciaire Myriam Meuwly, que l'auteur de ce récit a connu Christian Dunkel. D’abord comme une légende, puis comme une personne. Sa vie aventureuse, dans les marges et sur trois continents, fait la matière de ce feuilleton qui se termine dans ce dixième texte.

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C’est quoi, le hasard? Lorsque nous vivions à Pékin, au milieu des années 80, les relations épistolaires entre Myriam, Christian Dunkel et Elisabeth, sa mère, s’étaient, par la force des choses, distendues. Myriam n’avait plus guère, de si loin, à se soucier d’éventuels démêlés entre l’évadé de Bellechasse et l’ordre judiciaire vaudois. Et nous avions d’autres chats post-maoïstes à fouetter. En hiver, quand le grand froid extra-bleu (avant l’extrême pollution) nous figeait pour des mois, nous éprouvions l’intense besoin d’aller au sud, vers un soleil plus chaud, à bonne distance du désert de Gobi et de ses sables volants. Cebu, dans les Philippines, fit une fois l’affaire. Mais surtout, nous avons découvert Koh Samui. La dernière fois, c’était au printemps de 1985.