L’armée de milice fait partie de notre imaginaire national. On la disait «invincible» durant la Deuxième Guerre mondiale, elle aurait dissuadé Hitler de nous envahir. Elle serait le «creuset national» qui unirait ce petit pays polyglotte. Nous en sommes tellement fiers, de notre modèle de citoyen soldat, que nous l’exportons. Même Israël s’en est inspiré pour constituer son armée.

Mais ce mythe est devenu un fantasme. Près de deux tiers des hommes suisses ne font pas l’armée. Ils ne sont que 37% à effectuer leur service militaire jusqu’au bout. Et le Conseil fédéral s’en inquiète. Il a trouvé son bouc émissaire: le service civil.