Angela Merkel et Emmanuel Macron l’ont bien compris: la résilience et la renaissance de l’Union européenne seront économiques ou ne seront pas. Alors que les 27 Etats membres de l’UE voient presque tous leurs indicateurs plonger, le flot des demandeurs d’emploi grossir, les annonces de plans sociaux se multiplier et le secteur du tourisme menacé d’effondrement, la question de l’attachement des peuples au projet communautaire rime avec la relance à venir. Plus l’Europe, appuyée sur son marché unique, réussira à relancer sa machine économique, moins les Etats membres auront de raisons de s’en plaindre et d’afficher leurs divergences. Le défi posé par la pandémie de Covid-19 est d’abord celui de la reconstruction. C’est celui que l’initiative franco-allemande d’un plan de relance de 500 milliards d’euros financé par le budget communautaire, ajoutée aux initiatives de la zone euro déjà approuvées, s’efforce à juste titre de relever.

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