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Les affiches des différents thèmes des votations fédérales et cantonales à Genève. (KEYSTONE/Martial Trezzini)
© MARTIAL TREZZINI

Editorial

L’économie verte doit s’appuyer sur l’innovation

Le texte pour une économie verte tente de créer un monstre réglementaire dont on peut d’ores et déjà interroger la capacité à correctement gérer les ressources naturelles

L’écologie est l’affaire de tous, surtout depuis que la science a parfaitement démontré les effets du réchauffement climatique. Chacun veut dès lors faire sa part et que le sujet devienne un enjeu politique majeur paraît totalement légitime. Faut-il pour autant, comme le propose l’initiative «pour une économie verte» le 25 septembre, entrer dans la constitution une contrainte si forte que la Suisse devrait, seule dans son coin, renoncer à son mode de développement pour préserver la planète?

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Ce texte a bien sûr les allures de promesse qui ne se refuse pas. Personne n’a envie d’être contre la nature, les lacs et les montagnes, des symboles si forts dans notre imaginaire. Mais l’envers du décor contenu dans ce texte tient dans un appareil d’Etat toujours plus fort pour contenir une activité économique sur laquelle on rejette tous les maux. Au nom de quoi? De statistiques et de classements qui se contredisent passablement. Ce texte doit être rejeté, car il tente d’activer une mauvaise conscience qui n’a pas lieu d’exister. Les Suisses ont été frugaux dans leur approche de la consommation avant même que le mot d’écologie ait été inventé. Ils n’ont pas colonisé les ressources naturelles à l’étranger, ni gaspillé le capital des générations futures comme on tente de leur faire croire avec un concept aussi fumeux que celui du «nombre de planète qu’il nous faudrait en 2050 pour vivre comme aujourd’hui».

Le marketing politique est un domaine créatif, mais pas aussi efficace que l’ont été les individus, comme les entreprises, pour améliorer leur impact écologique. Le texte pour une économie verte tente de créer un monstre réglementaire dont on peut d’ores et déjà interroger la capacité à correctement gérer les ressources naturelles. Il fait de plus l’erreur de projeter les maux d’aujourd’hui – avec un énorme multiplicateur – pour se représenter le futur. C’est faire l’impasse sur une donnée majeure, l’innovation. Cette dernière, ni forcément sale, ni dévoreuse de ressources, permet d’envisager l’avenir sous de bien meilleurs auspices, d’autant que le consommateur devient toujours plus sensible à la cause verte. Et ce dernier reste un activateur de changement beaucoup plus efficace qu’une armée de fonctionnaires.

Quand les voitures électriques auront remplacé le parc automobile actuel, une grande partie des problèmes pointés par l’initiative seront résolus. Sans avoir à modifier la constitution.

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