La première puissance militaire mondiale ne l’est pas dans les urnes. Et encore moins dans les bureaux de vote, à l’heure du dépouillement. Ce constat, confirmé par la nuit électorale du 3 novembre et la longueur interminable des opérations de décompte aux Etats-Unis, ferait mieux de ne pas échapper à tous ceux qui, en France, veillent sur le scrutin présidentiel d’avril-mai 2022 et à son bon déroulement.

Première leçon, liée à l’épidémie de Covid-19: l’explosion de la demande pour le vote par correspondance. Celui-ci, écarté en France depuis 1975 en raison des doutes sur sa fiabilité, avait été envisagé pour le second tour des municipales du 28 juin. Le ministre de l’Intérieur de l’époque Christophe Castaner s’y était opposé malgré les demandes de nombreux maires, dont… l’actuel haut-commissaire au plan François Bayrou, maire de Pau.