En quelques jours, une crise financière a conduit la première ministre britannique, Liz Truss, à démissionner. Auparavant, pour sauver sa peau, elle avait remercié son chancelier de l’Echiquier, autrement dit son ministre des Finances, qui avait annoncé des baisses d’impôts et des hausses de dépenses publiques. Le remplaçant a annulé ces décisions, mais ça n’a pas suffi. Ces événements se produisent dans une démocratie mature qui abrite l’une des plus grandes places financières au monde. La vitesse à laquelle ses premiers ministres se succèdent, cinq depuis 2016, est inédite et inquiétante. Elle est aussi, déjà, riche de leçons pour les autres démocraties occidentales.