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Des artistes en représentation lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques ayant eu lieu ce dimanche 25 février à Pyeongchang, en Corée.
© CHRISTIAN HARTMANN / Reuters

Éditorial

Les leçons de Pyeongchang

ÉDITORIAL. Les habitants du district de Pyeongchang étaient persuadés de la pertinence d’accueillir chez eux les Jeux olympiques. Restait à convaincre le monde

Des olympiades d’hiver en Asie, si loin des pentes alpines et des patinoires nord-américaines? La perspective interrogeait. Mais au bout du compte, il paraît clair que la Corée du Sud a réussi son pari. Ces deux semaines de sport furent particulières, déstabilisantes, avec les plus belles ambiances non pas pour la descente mais autour de l’anneau de short-track et au pied des pistes de snowboard. Ce grand brassage des valeurs a pu décontenancer les athlètes, mais il montre bien que les Jeux forment un tout, et pas une simple addition de différentes compétitions au même endroit.

Un modèle d’organisation

Du point de vue de l’organisation in situ, Pyeongchang 2018 aura fait figure de modèle à suivre avec son personnel nombreux et aimable, ses infrastructures fonctionnelles et son système de transport performant. Le bilan serait presque parfait s’il était définitif. Mais il ne pourra l’être qu’à moyen, voire à long terme.

Lire aussi: Bilan: Pyeongchang 2018, c’était tout ça

Car les JO sud-coréens tiennent encore de l’ancien modèle, avec investissements colossaux, construction opportuniste de nombreuses infrastructures sportives et même aménagement de nouvelles pistes de ski dans des pans de montagne jusqu’alors vierges de tout bâti. Tout cela, bien sûr, au nom du développement du tourisme d’hiver dans la région. Seul l’avenir dira si la population locale et les touristes – des pays voisins pour l’essentiel – s’approprieront ce patrimoine.

Il faudra encore vivre les Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022, qui ajouteront au tableau asiatique d’énormes distances entre les différents sites olympiques, avant de pouvoir espérer un retour vers une façon de faire plus raisonnable, plus centrée sur ce qui existe déjà que sur ce qui peut être fait à coups de millions et de pelleteuses mécaniques.

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Les atouts de Sion 2026

Au-delà d’évidentes différences culturelles, Sion 2026 devrait avoir des points communs avec Pyeongchang 2018. Après la parenthèse chinoise, ces Jeux marqueraient le retour des JO d’hiver dans une région de montagne où les différents pôles sont assez proches. A Pyeongchang, l’opulente machine olympique, bien maîtrisée, n’a, heureusement, pas conduit à la paralysie totale de la vie locale.

Sion 2026 n’aurait pas besoin de construire les trois quarts des infrastructures nécessaires. Le projet valaisan représente donc une vraie opportunité d’incarner des JO d’un nouveau modèle, des JO d’après le gigantisme, ceux que le CIO appelle aujourd’hui de ses vœux.

Rien n’est bien sûr gagné, mais le monde du sport international est déjà persuadé de la pertinence des Jeux olympiques dans les Alpes suisses. Reste à convaincre les citoyens du Valais.

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