Revue de presse

Les législatives de Tunisie laissent un goût amer dans la presse

Faible participation, les islamistes d’Ennahdha et le parti de Karoui qui revendiquent chacun la victoire, et un immense morcellement au parlement, augurant de semaines de marchandages: le désenchantement domine, au lendemain des législatives en Tunisie ce dimanche

Dix-sept millions de Tunisiens étaient appelés à voter. Les résultats officiels ne seront annoncés que mercredi, mais deux partis rivaux ont déjà revendiqué la victoire aux élections législatives d’hier: le parti d’inspiration islamiste modéré Ennahdha, qui «conserve sa première place au parlement, indique Radio France Internationale, mais avec une quarantaine de sièges selon les premières projections, il en perd 28». Et Qalb Tounes aussi, le parti du finaliste à la présidentielle incarcéré Nabil Karoui. «Il obtient 33 sièges et devient le deuxième bloc parlementaire. Il peut toutefois, au même titre qu’Ennahdha, espérer gouverner le pays.»

Et la radio francophone de détailler: «Aucun des partis arrivés en tête ne peut gouverner seul. Les 108 voix nécessaires à l’approbation d’un gouvernement vont être un vrai casse-tête, et les tractations pour tenter de former une majorité ont commencé. Tahya Tounes, du premier ministre Youssef Chahed, et Karama, dirigé par un avocat islamiste, recueilleraient chacun 17 sièges. Le Parti destourien libre et le Courant démocratique auraient 14 sièges chacun. Puis une multitude de partis et de listes indépendantes composent la nouvelle mosaïque parlementaire.»