Opinion
AbonnéOPINION. Pour développer la notion de bien public digital, l’Etat doit promouvoir les logiciels libres, dits «open source», et les œuvres de l’esprit, écrit le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet
Genève est au cœur des enjeux du numérique. L’un des défis les plus importants de notre temps est d’encadrer cette révolution, sa portée ayant des conséquences de plus en plus significatives sur tous les aspects de nos vies. Or, c’est dans la cité qui a vu naître le web que se discute le sens que donne l’humanité à ce tournant. La révolution numérique peut être porteuse d’opportunités pour l’emploi, plutôt que facteur de risques et de fragilisation. Le canton de Genève entend le démontrer en développant la notion de bien public digital, avec l’industrie créative comme champ d’expérimentation fondé sur des cycles de création, de production et de distribution de biens et de services dans lesquels l’innovation et le capital intellectuel sont essentiels.