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Les abdos parfaits résistent à l'hiver.

Travers de sport

Lettre ouverte à mes abdos

CHRONIQUE. Chaque jeudi de l’été, notre chroniqueur court, saute, nage et pédale. Il partage l’exercice musculaire dans «Le Temps»

Chers abdos,

Je vous déteste. Si je vous écris ces quelques lignes, c’est parce que j’en ai marre. A chaque début d’été, c’est la même histoire entre vous et moi. Il faut constater les dégâts que l’hiver a laissés sur vous. Et compter les semaines qu’il reste jusqu’à la première baignade.

Vous êtes lâches. A gauche, à droite, au centre… Je lutte, seul contre vous tous, alors que je ne sais même pas combien vous êtes. Vous n’avez aucune personnalité propre. Même en pleine possession de vos moyens, vous n’êtes qu’une plaque.

Vous êtes ingrats. Vous ne me laissez aucun répit. Vous êtes au centre du corps et de l’attention. Vous êtes les muscles des bonhommes! Les biceps aussi, bien sûr. Mais ils sont beaucoup plus tolérants que vous. Ils ne me coupent pas la respiration à chaque fois que j’essaie de les développer. Et ils ne me trahissent pas à chaque fois que je mange un peu trop de pain… parce que j’aime le pain.

J’aurai ma revanche

Pendant des années, assis par terre, on s’est abîmé le dos à essayer de vous muscler en comptant les crunchs. Puis, des physiologistes, probablement très intelligents mais un peu lents à la détente, ont décrété que c’était une mauvaise position, qu’il fallait en changer. Bonne nouvelle. Sauf que désormais, on est obligé, à cause de vous, de s’étreindre avec un ballon de gymnastique dans des positions ridicules.

Mais l’été tire à sa fin. Et à moins que l’automne ne soit particulièrement clément, je vais vous camoufler sous une, puis deux, puis trois couches de vêtements. Vous n’intéresserez bientôt plus personne. Ni moi, ni les autres.

J’aurai même ma petite revanche. Après Noël et les autres joyeusetés de fin d’année, on se donne rendez-vous devant le miroir, vous et moi. Vous serez invisibles, étouffés par le trop-plein des Fêtes. Je me moquerai de vous. Jusqu’au début de l’été prochain.

En attendant, chers abdos, je vous prie de recevoir mes salutations les plus abominables.


La chronique précédente: Un trailer, comme les autres

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© Gabioud Simon (gam)