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L’Europe de Finkielkraut

OPINION. Alain Finkielkraut a une lecture bien à lui de la civilisation européenne et du danger multiculturel. Plutôt Orban que Soros, comme il le dit

L’ancien nouveau philosophe Alain Finkielkraut rappelait la semaine dernière dans nos colonnes qu’il s’est «détaché de sa tribu générationnelle», celle de Mai 1968, qui a accouché d’une «catastrophe», le rejet des maîtres d’antan et de leur autorité. On connaît le discours de l’intellectuel sur les méfaits du libéralisme et de son corollaire, selon lui, le multiculturalisme, qui ont dissous les peuples dans le phantasme d’un «homo economicus» communautaire individualisé à l’extrême. Sa défense de la «civilisation» et de l’«identité» européennes s’accompagne chez lui d’un rejet de l’islam et de sa «gestuelle religieuse». Voilà qui est clair.

Lire à ce propos: Alain Finkielkraut: «L’Europe est une civilisation qui doit être préservée»