Notre sécurité dépend de celle du continent européen. Et, sans abandon d’une partie de souveraineté, nous n’aurons pas de sécurité. Voilà le discours que le Conseil fédéral peine encore à afficher ouvertement, mais que l’on peut déchiffrer entre les lignes dans les 44 pages du dernier Rapport de politique de sécurité du Conseil fédéral. Bénéficiaire clandestine du parapluie de ses voisins européens, la Suisse y découvre que l’espace européen de stabilité et de prévisibilité qui l’entoure se fragilise. Et menace donc sa propre sécurité. L’acquisition du futur avion de combat, américain ou européen, démontrera jusqu’à quel point le Conseil fédéral est conséquent avec ses propres analyses.