Je ne suis ni stratège politique, ni spin doctor. Il est donc possible et même assez probable que quelque chose m’échappe. En revanche, à moins d’enfin me résoudre à me retirer du monde pour aller marcher et lire des livres, je n’échapperai pas plus que vous à la campagne de toutes les campagnes, celle qui doit nous conduire au 17 mai, heure de vérité de notre destin européen. Libre circulation ou pas libre circulation, telle sera la question.

Je serai même amené à m’y plonger tout entier, dans cette campagne, pour les raisons professionnelles que vous savez. Je vais devoir tout lire, tout écouter, tout regarder puisque j’exerce ce métier bizarre qui consiste à faire parler les autres. Pour tout vous dire, j’y prendrai d’ailleurs du plaisir. Que voulez-vous, j’aime ce métier.