On se fait une image déformée du rapport de la jeunesse suisse à l’Europe. On croit qu’elle s’en moque, qu’elle n’en ressent pas l’enjeu. Qu’elle s’ennuie comme tout le monde à remarquer à peine le piteux petit marchandage politique de l’accord-cadre. Je dis pourtant qu’elle n’est pas indifférente, bien au contraire: elle vit depuis longtemps l’Europe au lieu de la calculer seulement.