Revue de presse

Li Peng, le «boucher de Tiananmen» derrière le féroce Deng Xiaoping

Haï de tous, le proclamateur de la loi martiale en 1989 lors du Printemps de Pékin est mort ce lundi. Il fut en réalité «moins un dirigeant sanguinaire que la façade de la répression», disent les médias

Triste réputation. L’ancien premier ministre chinois Li Peng sera resté jusqu’à son décès, lundi à l’âge de 91 ans, le symbole haï de la répression du Printemps de Pékin, en 1989. Un rôle qui n’empêchera pas cet apparatchik de se maintenir encore au sommet du régime communiste pendant plus d’une décennie, même empêtré dans de très graves affaires de corruption, dont celle du fameux argent caché des «princes rouges» chinois, révélée au début de 2014 par les Offshore Leaks.

C’était le 18 mai 1989, il y a maintenant un peu plus de trente ans. Ce jour-là, après une longue grève de la faim, les leaders étudiants contestataires du régime avaient obtenu de rencontrer le premier ministre, ce célèbre Li Peng donc. C’est l’homme qui orchestrera, sous la houlette de Deng Xiaoping, alors président de la Commission militaire centrale de l’Etat, la répression sanglante qui lui vaudra plus tard le surnom de «boucher de Tiananmen».