Je vais vous parler de Roger Federer. Ce qui est pourtant déconseillé. D’abord parce que l’exercice est d’ordinaire aussi dangereux que d’abattre un avion ukrainien dans le ciel de Téhéran, même par erreur. Et surtout parce que tout a été dit depuis plusieurs jours sur celui qui reste officiellement le maître après Dieu.

Il n’était pas question de tennis, mais de responsabilité, sociale et environnementale. Celle d’une icône planétaire, interpellée par des activistes pour le climat, qui ont objectivement gagné sinon le match, au mois le premier set. Derrière le mouvement et le hashtag #RogerWakeUpNow, une idée audacieuse: utiliser la star malgré elle pour faire passer un message. Ce coup d’éclat aurait pu aboutir au lynchage des militants, ce fut au contraire un triomphe. Non seulement le Bâlois s’est vu forcé de réagir, mais en plus il s’est senti obligé de faire un petit geste financier.