«Est-ce qu’il y a un risque que la libra ne voie pas le jour?» A cette question, David Marcus, le concepteur de la monnaie que souhaite lancer Facebook, a répondu franchement dans une interview parue cette semaine dans nos pages. «Il y a toujours un risque. C’est un projet «high beta», donc oui.»

Au-delà de cette initiative très critiquée, tout le secteur de la technologie semble revenir à la réalité. Jusqu’ici, les projets made in Silicon Valley ne s’alimentaient pas du même oxygène que les entreprises traditionnelles. Si la libra avait été lancée avant le scandale Cambridge Analytica, aurait-elle pu décoller beaucoup plus vite qu’aujourd’hui? On ne refait pas l’histoire, mais il paraît clair que le narratif a changé depuis 2016.