Deux hommes suscitent bien de l’animosité en France depuis que le gouvernement Castex s’est mis en place. D’abord, le nouveau garde des Sceaux, le chaud-bouillant Eric Dupond-Moretti, qui se défend de toute intention de ruer dans les brancards de la justice. Mais il y a surtout le nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol et objet de manifestations et tribunes dénonçant sa nomination, qui se dit «victime d’une chasse à l’homme»: «Je fais l’objet d’une calomnie, je ne souhaite à personne d’être accusé à tort et je ne souhaite même pas à mon pire ennemi» de connaître ce sort-là, s’est-il amèrement plaint, sur Europe 1 notamment:

Depuis, «l’affaire Darmanin devient un «boulet» pour l’exécutif», titre Le Monde. «Il est sur tous les fronts, ou presque. […] Gérald Darmanin multiplie les déplacements et les prises de parole pour renouer la confiance avec les forces de l’ordre. Et, surtout, tenter d’imprimer sa marque. Rien n’y fait. Deux semaines après son arrivée, le nouveau locataire de Beauvau reste empêtré dans la polémique […]. En 2017, il a été mis en cause par une femme pour viol. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d’appel de Paris, qui a demandé, début juin, de nouvelles investigations. Les accusations qui le visent lui valent d’être soumis au feu roulant des critiques, notamment de la part d’associations féministes.»