Votation

L'initiative des Verts suisses sur une sortie rapide du nucléaire: bonne ou mauvaise idée?

Pour le vert libéral Laurent-David Jospin, l'initiative n'a rien d'un doux rêve d'idéalistes. Pour Jacqueline de Quattro, au contraire, elle aurait des conséquences fâcheuses pour la Suisse. Débat!

Les Verts suisses proposent, au travers de leur initiative «Pour la sortie programmée de l’énergie nucléaire», de se passer le plus rapidement possible de cette énergie et des centrales nucléaires obsolètes. Les adversaires de l’initiative craignent, eux, la survenue d’un chaos dans l’approvisionnement énergétique qui ne profiterait pas à la population et plaident pour plus de lenteur.

Laurent-David Jospin, membre fondateur des Vert’libéraux neuchâtelois et partisan de l’initiative constate, dans l’opinion qu’il donne au Temps: «Sans même aucune considération sur les risques que le nucléaire fait peser sur notre génération et les prochaines, il convient de rappeler avec force, que chaque année de fonctionnement supplémentaire de ces centrales obsolètes ne fait qu’augmenter la facture finale, qui devra être assumée par les citoyens de notre pays. Mettre un halte-là structuré à cette hérésie économique ne relève surtout pas du doux rêve de l’idéaliste en chaussettes de laine, mais de la simple bonne gestion financière!».

Lire le plaidoyer de Laurent-David Jospin: «Sus aux centrales nucléaires obsolètes»

Jacqueline de Quattro, conseillère d’Etat vaudoise, elle, défend une transition énergétique responsable et réaliste: «Notre responsabilité commune est d’assurer une transition énergétique sûre, propre, locale et durable. Le moyen d’y arriver est de soutenir la Stratégie énergétique 2050. Ne la court-circuitons ni par un référendum qui la retarderait ni par une initiative qui la mettrait en difficulté».

Lire l’argumentaire de Jacqueline de Quattro: «Pour une transition énergétique responsable»

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