Opinion

L’interminable malheur kurde

OPINION. Les faits nous démontrent cruellement que les Kurdes sont condamnés, 
depuis trop longtemps, à un malheur sans fin. Pour avoir partagé durant dix-sept ans la vie de Noureddine Zaza, notamment victime du régime baassiste syrien, je ne peux être indifférente à ce malheur. Alors j’essaie de comprendre l’Incompréhensible, à savoir la haine des uns et des autres à l’égard du peuple kurde qui, avec près de 40 millions d’âmes, serait l’Etat le plus puissant du Proche-Orient?

Serait-ce parce que, déchirés politiquement entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, les Kurdes sont d’origine indo-européenne ou que leur religion originelle était le zoroastrisme? Ou serait-ce encore parce que leur langue – niée et interdite très longtemps en Turquie tandis qu’elle était enseignée à Paris, à Stockholm, à Bruxelles et ailleurs – ne ressemble ni au turc ni à l’arabe?

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