Revue de presse

L’Irlande du Nord pleure Lyra McKee, martyre de la Nouvelle IRA

Les funérailles de la journaliste tuée lors d’affrontements avec la police à Londonderry la semaine dernière seront célébrées ce mercredi. Dans un pays qui fustige la réémergence des démons de l’histoire

La Nouvelle IRA, qui surfe sur les troubles liés au Brexit à la frontière entre les deux Irlandes, a donc admis ce mardi sa responsabilité dans la mort de la journaliste Lyra McKee, 29 ans, tuée par balle lors d’affrontements à Londonderry la semaine dernière, dans une déclaration faite aux Irish News. La police effectuait des perquisitions lorsque les violences ont éclaté: «Plus de 50 cocktails Molotov ont été lancés en direction de la police» et elle a été touchée, disait l’Irish Times. Tuée net, elle qui n’avait «jamais connu le quotidien de ses parents et des habitants» de cette ville, rappelaient samedi les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Elle figurait parmi les trente jeunes de moins de 30 ans qui comptent dans les médias en Europe, selon le magazine Forbes.

Le groupe républicain dissident luttant pour la réunification de l’Irlande a présenté ses «sincères et entières excuses à sa partenaire, à sa famille et à ses amis», explique le quotidien. Il dit avoir reçu une déclaration contenant un message codé de la part de ce groupe qui fait souffler un «vent mauvais», pour les DNA. Car Lyra McKee n’avait jamais connu non plus la guerre civile, «la déflagration des bombes, les assassinats ciblés, les émeutes, la répression aveugle, les visites au parloir, les règlements de comptes, les processions hebdomadaires et parfois journalières au cimetière».