Poser la question «l’islam est-il conquérant?», c’est déjà s’attirer les foudres de tous ceux pour qui il vaut mieux mourir idiot que de s’interroger sur les sujets qui fâchent. Comment, dans un monde qui se revendique de l’esprit des Lumières, en est-on arrivé à ce que certaines thématiques soient sulfureuses, que certains débats soient occultés, que certains mots soient imprononçables? C’est ainsi que le livre de Shafique Keshavjee a été vertement critiqué alors même qu’il émane d’un ancien pasteur de l’Eglise réformée, fondateur de l’Arzillier, une maison consacrée à l’œcuménisme. D’origine indienne, il compte des musulmans dans son cercle familial et n’a donc rien d’un islamophobe.

A ce sujet: Shafique Keshavjee: «La violence trouve une justification dans le Coran»