Le livre numérique peine à s’imposer auprès des lecteurs francophones. Il ne pèse pour l’heure, sur ce marché, que 3%. Il atteint en revanche les 30% dans le monde anglophone mais s’essouffle déjà. Les pronostics qui ont longtemps prédit la fin certaine du livre papier étaient-ils faux? Le patron de Payot, Pascal Vandenberghe, en est persuadé, pour ce qui concerne en tout cas le marché francophone. Les Cassandre ont négligé en effet un certain nombre de différences fondamentales. Ainsi, il n’y a pas de fossé générationnel: pour peu qu’ils soient de vrais lecteurs, les jeunes sont toujours attachés au papier.

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Blaise Reymondin, conseiller indépendant en marketing digital, soutient un point de vue diamétralement opposé. Pour lui, il est certain que le livre traditionnel vit ses derniers lustres. Il a fallu vingt ans pour que le téléphone portable se généralise, dix pour que le smartphone s’impose, rappelle-t-il. Le livre, à terme, connaîtra le même destin que le disque vinyle et le film argentique. La liseuse électronique l’emportera par les avantages qu’elle procure: légèreté, maniabilité, possibilité de surligner, etc. Qu’on y pense: lire La Recherche d’une seule main…

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