L’été dernier à la même période, j’avais tenté un peu de lyrisme après quelques jours passés au Tessin. «La Piazza pleure ses cinéphiles», tel était le titre d’une chronique que m’avait inspiré un centre de Locarno désespérément vide, là où le festival de cinéma amène d’ordinaire animation et excitation. Mais depuis mercredi – sonnez hautbois, résonnez musettes – me voici en compagnie de quelques milliers d’autres professionnels et cinéphiles à arpenter la ville d’une salle à l’autre, traversant une Piazza Grande qui a retrouvé ses sièges jaunes et son écran géant.