C’est un sujet bien délicat que ces bateaux humanitaires qui s’emploient à sauver les migrants en Méditerranée. Au premier abord, la cause est noble et l’action nécessaire, tant il est moralement inadmissible de laisser des êtres humains mourir en mer sans les secourir. L’obligation de sauvetage est même inscrite dans trois conventions du droit international. Mais l’épineuse question de l’immigration oblige à dépasser cette première réaction et à porter un regard plus critique sur un engagement a priori sympathique.