La Nausée, Gallimard, 1938. Sa plus grande réussite littéraire. Toujours décapant.

Esquisse d'une théorie des émotions, Hermann, 1938. La meilleure introduction à la pensée de Sartre. On se «met en colère», ce qui veut dire qu'on choisit cette émotion pour répondre (mal) à une situation.

L'Etre et le Néant, Gallimard, 1943. Beaucoup moins difficile qu'on le dit et beaucoup plus important que le dit l'université. La philosophie à l'état pur dans la vie quotidienne.

Situation I, Gallimard, 1947. Ses critiques littéraires. Faulkner, Dos Passos, Mauriac (aïe).

Le Diable et le Bon Dieu, Gallimard, 1951. Sa plus grande œuvre dramatique, dont on découvre des scènes inédites dans le Théâtre complet en Pléiade. Le rival athée de Claudel.

Saint Genet, comédien et martyr, Gallimard 1952. La préface (500 pages) aux Œuvres complètes de Jean Genet. Un chef-d'œuvre hérétique à tous points de vue.

Les Mots, Gallimard 1964. Son chef-d'œuvre pour ceux qui n'aiment pas trop Sartre.

L'Idiot de la famille, Gallimard 1971 et 1973. Le Sartre qui irrite tout le monde, même les sartriens, et pourtant la plus décidément géniale de ses œuvres.

Carnets de la drôle de guerre, Gallimard 1995. Sans consigne ni contrainte, une écriture en totale liberté et qui touche à tout, le plus important des posthumes.

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