Opinion

Loi sur l'asile: faut-il craindre les expropriations?

Oskar Freysinger dénonce le péril pour la propriété privée et pour les communes représenté par la révision de la loi sur l’asile sur laquelle les Suisses votent le 5 juin. Un argument d’une totale tartufferie, répond la conseillère nationale socialiste genevoise Laurence Fehlmann Rielle

A un mois de la votation du 5 juin, la campagne sur la révision de la loi sur l’asile va entrer dans sa phase décisive. L’UDC, suivie par la faîtière des propriétaires alémaniques, a choisi de mettre en avant un point qui n’avait guère été contesté devant les chambres. Le parti dénonce désormais le péril représenté les dispositions qui permettent d’exproprier des locaux et des terrains pour les mettre à disposition de l’hébergement des requérants d’asile. Des règles qui vont priver les citoyens de leurs droits d’opposition si la révision est acceptée en votation, critique le conseiller d’Etat valaisan et vice-président de l’UDC suisse Oskar Freysinger.

Lire son texte ici: «Le droit de propriété bafoué par la révision de la loi sur l’asile»

L’argument de l’UDC, tout récemment sorti par un parti dont la campagne semble faire chou blanc, n’est qu’une tartufferie, répond la conseillère nationale Laurence Fehlmann Rielle (PS/GE). Elle rappelle que la Fédération romande immobilière, au contraire de son pendant alémanique présidé par un conseiller national UDC, a refusé de s’engager sur ce point, le jugeant marginal et sans effet notable sur les droits des propriétaires.

Lire son texte ici: «UDC et crainte des expropriations: Tartuffe et le droit d’asile»

Voir encore: «Asile, épouvantail de l’expropriation»

Publicité