Loi sur le renseignement

La loi sur le renseignement est-elle liberticide?

La nouvelle loi sur le renseignement c’est l’Etat fouineur dans nos murs ou bien un gage de sécurité renforcée? Débat

Le 25 septembre le peuple suisse s’exprimera sur la loi fédérale sur le renseignement. Laquelle donne au Service de renseignement de la Confédération (SRC) des moyens adaptés à notre temps pour déceler les menaces et garantir la sécurité. Elle renforce en parallèle le contrôle sur le SRC. Les uns crient à l’Etat fouineur. Les autres plaident pour une sécurité renforcée.

Ainsi, Hugues Hiltpold, conseiller national PLR genevois estime que la nouvelle loi clarifiera sa mission et nous permettra aussi de mieux nous défendre contre le cyberespionnage et le cyberterrorisme. Et si certains agitent la crainte d’un Etat policier ou fouineur, lui, au contraire, en tant que libéral-radical, particulièrement attaché à la liberté individuelle et à la sphère privée, appuie cette loi avec vigueur. Car les intrusions dans la sphère privée sont sévèrement encadrées, en particulier par des décisions de justice.

Lire l’intervention de Hugues Hiltpold: «Vous craignez l’Etat fouineur? Je crains l’Etat aveugle!»

Ce n’est pas l’avis de Nadia Boehlen, porte-parole d’Amnesty International Suisse, qui estime, elle, que cette loi est complètement disproportionnée. «Prises isolément et assorties de certains garde-fous, les mesures qu’elles préconisent peuvent sembler minimes et justifiées pour assurer notre sécurité. Mais à les considérer ainsi, on passe justement à côté des enjeux fondamentaux qu’elles soulèvent.» Ainsi, «la surveillance ne devrait être justifiée que s’il existe des indices concrets d’une activité illégale, et que la mesure est ciblée et proportionnelle. Au contraire, l’exploration du réseau câblé et le stockage des métadonnées représentent une forme de surveillance de masse non fondée sur des soupçons qui attente de manière disproportionnée à la sphère privée.»

Lire l’intervention de Nadia Boehlen: «La nouvelle loi sur le renseignement est disproportionnée»

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