Le Parti communiste chinois doit une fière chandelle à l’Organisation mondiale du commerce. Cet organe de négociation pour l’ouverture des marchés a servi au mieux les intérêts d’un pouvoir qui, il y a vingt ans, peinait à trouver la voie du redressement. L’institution genevoise a non seulement aidé la Chine à s’inscrire pleinement dans l’ère de globalisation de ce début de siècle, en devenant son principal acteur et bénéficiaire, mais Pékin a réussi à en faire l’un des hauts lieux de son influence pour diffuser son propre modèle d’ordre mondial.