Voici donc l’heure de ma dernière chronique Hexagone Express qui sera aussi l’un de mes derniers articles dans les colonnes du Temps, que je quitterai le 30 avril. Lorsque nous avions démarré ce rendez-vous hebdomadaire consacré à la France en 2016, le pari était osé: parler chaque semaine de notre grand voisin dont les tribulations nous désorientent souvent. Mais surtout, en parler en évitant les deux écueils qui sont les pires dangers pour un observateur de ce pays que nous croyons si bien connaître: la critique systématique d’un système français présumé suranné, ankylosé, trop ignorant des implacables contraintes commerciales, financières et budgétaires; et l’irritation logique provoquée, vue de Suisse, par la verticalité et la centralisation présidentielle congénitale aux institutions de la Ve République.