• Jeux de strangulation, jeux d'évanouissement: plusieurs variantes se pratiquent dans les cours d'école. Jeu de la tomate, de la grenouille, du foulard, rêve bleu, etc. Il s'agit de bloquer sa respiration, l'afflux de sang vers le cerveau et/ou de jouer sur le réflexe vagal en compressant la poitrine, le sternum, les carotides. D'après l'Association de parents d'enfants accidentés par strangulation (APEAS), les plus jeunes pratiquants ont 4 ans. Dans sa forme primaire – retenir sa respiration le plus longtemps possible –, le jeu a peu de chances de tourner mal car il est difficile de se maintenir en apnée. Le danger maximal est atteint lorsque, après avoir testé la chose en groupe, l'enfant ou l'adolescent pratique la strangulation en solitaire. Il risque alors la mort, ou des dégâts irréversibles dus au manque d'oxygénation du cerveau.

• Le but du jeu est de «planer» et s'évanouir. Parfois aussi de ressentir un plaisir sexuel. La variante érotique de la strangulation est plus répandue chez les adultes et dans certains pays comme le Japon.

• Les signes alarmants sont: traces sur le cou, maux de tête, concentration diminuée, présence inhabituelle d'un foulard, d'un lacet, d'une corde ou d'une ceinture.

• «La clé d'une prévention réussie, affirme Françoise Cochet, présidente de l'APEAS, est d'expliquer aux enfants non seulement que le jeu est dangereux, mais pourquoi il l'est.» L'Association a élaboré un matériel d'information et de prévention (brochures et DVD) qui a reçu l'aval officiel en France. Elle diffuse aussi des témoignages très mobilisants de parents qui, comme Brigitte et Nicolas, ont choisi de raconter leur drame dans l'espoir d'être utiles à en éviter d'autres.

Le site de l'association:

www.jeudufoulard.com

L'adresse de son antenne romande:

myriam.rui@jeudufoulard.com

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