A chaque décennie, ses modèles. Après l’utopie des années 1960, les renoncements des années 1970 et le culte de l’argent facile incarné par le film Wall Street ont suivi le récit de la fin de l’Histoire, puis le grand questionnement autour du nouveau millénaire et enfin l’espoir perdu d’une technologie qui libérerait l’homme. Aujourd’hui, nous n’avons qu’un avant-goût de la décennie qui s’ouvre. La précédente a ouvert l’ère de l’addiction aux réseaux sociaux. Reste une valeur aussi marchande que structurante qui explique les valeurs de chaque époque: la célébrité.

Nous aurons tous droit à notre quart d’heure, avait promis Andy Warhol. Dans les années 1950, le caractère fameux de quelques personnalités s’est développé en parallèle de la société de grande consommation. Elvis Presley valait alors autant par sa musique que par son nom, aussi connu qu’un ustensile ménager. Quelques élus se voyaient alors célébrés par tous. Les Beatles ne prétendaient-ils pas être plus connus que Jésus-Christ?