Revue de presse

A l’Orchestre symphonique de la radio de Vienne, le maestro est désormais une maestra

L’Américaine Marin Alsop vient de prendre les rênes de la phalange de l’ÖRF. C’est une révolution dans un milieu très conservateur qui a pourtant fini par entendre les arpèges de #MeToo

Tournée vers son passé musical glorieux qui perdure au-delà des modes et des tendances, Vienne, la capitale autrichienne, n’est pas particulièrement réputée pour ses audaces culturelles. Mais pour le concert, ce mercredi, des 50 ans de l’Orchestre symphonique de la radio de Vienne (RSO), c’est une femme, Marin Alsop, oui, une femme, qui tenait la baguette. Y a-t-il eu une révolution de boudoir dans les palais impériaux des Habsbourg?

En prenant, en septembre, la tête de cette formation réputée qui est longtemps restée aussi hermétique aux musiciennes que le Philharmonique, l’Américaine de 63 ans est devenue la première cheffe d’orchestre permanente nommée en Autriche, indique l’Agence France-Presse. C’est d’autant plus étonnant que, plus longtemps qu’ailleurs, la ville s’est voulue (et gargarisée d’être) la gardienne d’un temple immuable, comme l’héritière des cultures de l’Empire austro-hongrois, son esprit de caste et son protocole dont on connaît les effets qu’il eut sur une fameuse impératrice du XIXe siècle.