La Suisse n’est-elle pas à la veille d’une dangereuse séparation d’avec l’Union européenne (UE), alors que son flirt (les accords bilatéraux I) avec celle-ci remonte à une vingtaine d’années? Cette question est au cœur de l’ouvrage que j’ai récemment publié (Suisse-Europe: la séparation après un flirt? Neuchâtel, Livreo-Alphil, 2020). Elle doit être mise en rapport avec l’initiative de l’UDC «Pour une immigration modérée». Cette initiative, sur laquelle nous voterons le 27 septembre, exige la fin de la libre circulation des personnes. Son acceptation entraînerait la disparition de tous les accords bilatéraux I, avec de graves conséquences sociales et économiques.

Ce livre remonte au refus de la Suisse d’adhérer à l’Espace économique européen (EEE), en 1992, avant de s’interroger sur les enjeux d’un accord-cadre entre la Suisse et l’UE et sur les effets pour la Suisse d’une adhésion à l’UE.