UKRAINE
AbonnéOPINION. La neutralité de l’Ukraine sur le modèle de la neutralité suisse ne pourrait-elle pas être la solution à l’imbroglio politico-diplomatique que connaît ce pays et qui menace la sécurité de l’Europe? s'interroge Alain Modoux, ancien sous-directeur général de l’Unesco pour la liberté d’expression, la démocratie et la paix
L’Ukraine est en fait victime de sa position géographique. Prise en étau entre, d’une part, à l’est et au nord, la Fédération de Russie et son alliée la Biélorussie, et, d’autre part, à l’ouest, quatre pays membres de l’Union européenne et de l’OTAN – soit la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Roumanie –, elle constituera en permanence un enjeu géostratégique majeur pour ses voisins. Sa souveraineté et son intégrité territoriale demeureront menacés tant que ceux-ci entretiendront des relations conflictuelles susceptibles de déboucher sur une confrontation armée.