Il a donc été exécuté par pendaison ce samedi au matin, dans une prison de Chiraz, en Iran. Selon le procureur général, la peine capitale a été appliquée «face à l’insistance de la famille de la victime», qui aurait refusé de lui pardonner et aurait ainsi accepté qu’il paie de sa vie la facture de ses forfaits. L’avocat de feu Navid Afkari dément. Cette histoire aura été ignoble jusqu’au bout. Elle a suscité un tollé mondial devant le sort qui a été réservé à un lutteur âgé de 27 ans, condamné à mort à la suite d’une manifestation antigouvernementale. Il avait auparavant remporté plusieurs titres nationaux dans sa discipline.

Mais revenons un peu en arrière. Le 17 septembre 2018, Navid Afkari est arrêté avec son frère Vahid à Chiraz. Ils sont poursuivis pour «faits de guerre contre l’Etat, corruption et formation d’un groupe anti-révolutionnaire» après avoir pris part à une manifestation antigouvernementale le 2 août 2018, au cours de laquelle un agent de sécurité a été poignardé: Navid est immédiatement désigné comme le meurtrier, sans preuves. Leur frère Habib est arrêté trois mois plus tard avec les mêmes charges.