Que penser, pour paraphraser une célèbre formule – vieille d’un quart de siècle, tout de même – de ces «costumes» qui «l’ont tuer», selon le commentaire publié dimanche soir sur Facebook par Christian Lüscher? Visiblement, il paraissait réaliste face à l’accumulation des affaires qui ont entaché la campagne de son «poulain», François Fillon. Mais le PLR genevois a trouvé encore plus finaud que lui, comme cet internaute qui lui répond: «Heureusement le couple peut compter sur les revenus stables de Madame.» On ne se refait pas, non, même après un cuisant échec électoral punitif.

La conseillère nationale socialiste vaudoise Ada Marra, quant à elle, déplore sur Twitter les scores obtenus lors du premier tour par les deux candidats qualifiés pour le 7 mai. Elle semble s’étonner de ces bizarres mœurs politiques françaises où le scrutin majoritaire règne en maître, tout en souhaitant que le meilleur soit bien, ce soir-là, toujours le même. Même analyse chez le candidat Vert au Grand Conseil vaudois Benjamin Rudaz, qui, une semaine avant les élections cantonales, y ajoutait cependant quelques couleurs pour le plaisir de la métaphore:

Le conseiller national vaudois Fathi Derder, pour sa part, ne cache pas son enthousiasme, tout en élargissant la dimension géographique de son propos. Idem pour le retraité de la politique Josef Zisyadis, qui personnalise davantage la situation en osant une audacieuse comparaison:

Quant au chef du groupe socialiste aux Chambres, le Vaudois Roger Nordmann, il ne manque pas d’opportunisme en conseillant de s’intéresser à tout autre chose, les projets de nature écologique, qui n’ont d’ailleurs guère fait partie de la campagne électorale de l’Hexagone:

Cédric Wermuth, enfin, le bouillant socialiste argovien, n’avait rien à dire dimanche soir sur Twitter, mais il avait fait son choix depuis au moins quatre jours, à en croire sa réponse à une journaliste de l’hebdomadaire alémanique Bilanz:

Encore des questions? Non. En Suisse, on cultive la discrétion, la politesse, et l’on se mêle quand même le moins possible des problèmes des monarchies parlementaires.

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