Un de plus! A son tour, le gouvernement russe prévoit d’atteindre son pic pétrolier entre 2027 et 2029. D’ici la fin de la décennie, la planète ne croulera plus sous le pétrole, et les grandes puissances anticipent ce basculement énergétique. Comme la pénurie de vaccins coronaviens l’a démontré, il est prudent de s’y prendre à l’avance afin de s’assurer, a minima, un accès stratégique ou, mieux, une exclusivité. Avec l’optique de prendre l’ascendant sur les Etats-Unis, la Chine fait preuve d’une réalpolitique remarquable. La distance prise par l’Europe et les Etats-Unis sur le dossier iranien a permis à Xi Jinping de glisser le pied dans la porte. Les réserves pétrolières et gazières de l’Iran offrent des promesses d’immortalité.

Il n’en fallait pas plus pour que le président Hassan Rohani annonce un partenariat chinois de 400 milliards de dollars sur vingt-cinq ans. En échange de gaz et de pétrole, l’Iran se verra offrir des infrastructures et comptera sur une protection géostratégique bienvenue. De surcroît, l’Iran ouvre le passage de la Route de la soie dans l’Arc islamique chiite du golfe Persique à la Méditerranée. Vu l’importance des enjeux, et contrairement aux pays occidentaux, l’Iran est resté muet sur la question des musulmans ouïgours.