Plus de neuf ans après avoir été accueillis au Mali comme des «sauveurs» face aux groupes djihadistes, les militaires français ont achevé ce lundi leur retrait du Mali, dans un climat d’acrimonie avec les colonels au pouvoir et d’hostilité grandissante de la population locale. Ce retrait, ordonné le 17 février par le président Emmanuel Macron, met un terme à près d’une décennie d’intervention militaire française, probablement le dernier engagement de cette ampleur avant longtemps. Reste, selon le Tageszeitung de Berlin, qu'«il est consternant de voir de quelle façon l’Etat français [a] fait fi des accusations de morgue néocoloniale ou bien […] répondu par des ripostes verbales arrogantes»…