Chronique

Mon manifeste féministe

OPINION. Notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton, qui n’a pas défilé lors de la grève des femmes du 14 juin tout en restant soucieuse d’une cause qu’elle partage, propose aux lecteurs quelques mesures concrètes pour améliorer la situation féminine

Lors de la grève des femmes, Le Temps a publié mon édito intitulé «Pourquoi je ne défile pas» qui a défrayé la chronique, sur les réseaux sociaux en particulier. Cette aventure, assumée, rassurez-vous, rappelle combien il est devenu difficile aujourd’hui de nager à contre-courant. Je me rassure avec ce joli dicton alsacien disant «Nùmme d’tote fisch schwimme met’m strom»: seuls les poissons morts nagent avec le courant! Accusée d’égoïsme, de manque de solidarité, de dédain envers la cause des femmes, et j’en passe, je trouve utile de répondre au manifeste des grévistes par le mien. Au lecteur d’en juger.

Relire: La grève des femmes de Suisse expliquée au reste du monde