Opinions

Le mariage: toujours un homme et une femme?

Le démocrate-chrétien valaisan Yannick Buttet et le PLR vaudois Vincent Arlettaz s'affrontent sur la définition du mariage, l'un des enjeux de la votation du 28 février sur l'initiative du PDC

Pour le conseiller national valaisan Yannick Buttet, l'ouverture du mariage aux couples homosexuels se heurte à la question de l'adoption. Si le mariage n'est plus défini comme l'union d'un homme et d'une femme exclusivement, les mêmes milieux qui réclament cette ouverture revendiqueront ultérieurement le droit à l'adoption, prévient-il. En outre, la question posée par l'initiative porte principalement sur l'égalité fiscale, non sur le mariage pour tous.

Lire son texte ici: «L’homophobie, un faux prétexte»

Selon Vincent Arlettaz au contraire, selon ce que les Suisses votent le 28 février, la porte sera ouverte ou fermée à un futur débat sur le mariage pour tous. A ses yeux, il n'existe aucune raison qui justifie de limiter dans la Constitution le mariage à l'union d'un homme et d'une femme. Il n'y a pas de différence entre l'amour qui lie un homme et une femme et celui qui lie deux femmes ou deux hommes. Pour ce qui est de la procréation, le mariage traditionnel n'a jamais empêché les enfants en mal-être, rappelle Vincent Arlettaz.

Lire son texte ici: «Laissons les gens s’aimer – et se marier!»

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