Que la menace nucléaire se pointe et la Suisse est fin prête. Avec ses abris antiatomiques, ses hôpitaux bunkerisés et le recensement de la moindre œuvre d’art. Mais que la pandémie se concrétise et notre système institutionnel se grippe. Berne a beau déclencher l’état de «situation extraordinaire», la population l’ignore. Le gouvernement central donne toujours le sentiment d’être à la remorque des cantons. En une semaine, le ministre de l’Economie n’a toujours pas su parler aux petites entreprises. La Suisse doit encore apprendre la gestion de crise, peut ainsi titrer la presse alémanique.