Il y a un an, au commencement de l’ère du coronavirus, on se résignait à l’absence de vaccin. Douze mois plus tard, le vaccin existe et c’est la panique. Après le bravo aux prouesses de la science, voici les empoignades sur les autorisations, les prix, la distribution. Le personnel politique et les laboratoires s’entre-accusent sans répit et parfois sans décence. On a entendu le ministre allemand de la Santé se dire ouvert au vaccin russe, dont les caractéristiques et les effets thérapeutiques sont ignorés, alors que celui d’AstraZeneca est interdit en Allemagne pour imprécision de résultats sur les personnes de plus de 65 ans. La géopolitique médicale est en pleine expansion.